Histoire du Canada

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Les voyageurs

u temps de la Nouvelle-France, le succès de la traite des fourrures dépendait du travail des hommes qui transportaient les fourrures. Au tout début de la colonie, ces hommes étaient des coureurs de bois. Le coureur de bois était indépendant. Il travaillait par lui-même et pour lui-même. Mais vers 1763, la traite des fourrures a quelque peu changé et c’est le voyageur qui a commencé à faire ce même travail.

Les voyageurs étaient engagés par une compagnie de fourrure. Ils travaillaient donc pour cette compagnie. Le voyageur qui travaillait pour la Compagnie du Nord-Ouest (de Montréal) s’appelait le "Canadien". Quant au voyageur qui travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson (de l’Angleterre), il s’appelait "Orkneyman".

Les voyageurs étaient des canoteurs canadiens français qui passaient entre 14 -16 heures par jour à pagayer à bord de leur canot. Parfois ils devaient faire du portage quand c’était trop difficile de continuer sur la rivière. Pendant un portage, le voyageur devait transporter sur son dos deux ou trois paquets de 40 kilogrammes chacun. Sa journée de travail commençait à trois heures du matin et se terminait à neuf heures le soir. En moyenne, il parcourait 120 kilomètres par jour. Ces hommes étaient forts. Ils étaient d’ailleurs fiers de leur force et de leur endurance. Ils ne pouvaient pas faire ce travail toute leur vie. Vers l’âge de 40 ans, le voyageur prenait sa retraite.

Crédit: Archives nationales du Canada Source:www.canadianheritage.ca

Le voyageur avait beaucoup appris des Amérindiens. C’est grâce aux Amérindiens que le voyageur savait fabriquer un canot d’écorce. D’autres moyens de transport comme la raquette, le toboggan et l’attelage de chiens pour transporter des cargaisons de fourrures venaient aussi des Amérindiens.

Par ailleurs, le voyageur était un bon guide parce qu’il connaissait bien les routes à utiliser dans les bois et sur les rivières pour trouver les animaux qu’il chassait. En hiver, le voyageur chassait surtout le castor mais aussi le vison, la martre, la loutre, l’hermine, le renard et le lynx. Egalement, le voyageur pouvait servir d’interprète parce que beaucoup d’entre eux avaient appris une langue amérindienne.

Le territoire couvert par les voyageurs était immense. La Compagnie de la Baie d’Hudson et la Comapagnie du Nord-Ouest avaient chacune leurs propres routes de traite. Quelques routes étaient utilisées par les deux compagnies. Par exemple, les voyageurs de la Compagnie du Nord-Ouest utilisaient le fleuve St-Laurent et allaient jusqu’au lac Supérieur. De là, ils pouvaient continuer jusqu’au lac Winnipeg (au Manitoba). En traversant les plaines, les voyageurs pouvaient continuer jusqu’à Rocky Mountain House (en Alberta). Les voyageurs de la Compagnie de la Baie d’Hudson voyageaient plus au nord. Ils avaient plusieurs routes qui menaient à la baie d’Hudson. Ils avaient aussi une route dans le nord de l’Alberta et de la Colombie Britannique, celle allant du fort Chipewan au fort St.John’s. Une autre route était dans les Territoires du Nord-Ouest, celle allant du fort Simpson au fort Norman.

Il y avait deux sortes de voyageurs: les mangeurs de lard et les hivernants. Les mangeurs de lard étaient les voyageurs qui voyageaient entre Montréal et Grand-Portage (sur le lac Supérieur). Ils portaient ce nom parce qu’ils mangeaient surtout des pois secs et du maïs bouilli dans de la graisse de porc. L’autre sorte de voyageur avait la vie plus difficile car ils voyageaient dans le nord. Il partait du Grand-Portage et se rendait dans l’ouest ou dans le nord du Canada.

Pendant les longues journées à voyager en canot, les voyageurs chantaient de vieilles chansons françaises. En voici quelques-unes:

 

Ah! si mon moine voulait danser!

Auprès de ma blonde

Vive la compagnie

V’la l’bon vent

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